La programmation à l’école Montessori Internationale de Bordeaux

La programmation à l’école devient une préoccupation des gouvernements qui tentent d’emboiter le pas d’une révolution numérique dont le rythme ne cesse de s’accélérer.

Le web fait tourner une page de l’histoire en matière d’enseignement et d’apprentissage car après l’apparition des tablettes numériques qui pourraient remettre en question l’existence à moyen terme des livres, on voit apparaître l’explosion des MOOC (massive open online course) qui correspondent à des modules de formation en ligne, validant, proposés par les plus prestigieuses universités comme Harvard ou le MIT et pris d’assaut par la planète entière.

Rien de plus naturel que de voir évoluer aussi les programmes scolaires pour suivre une adaptation logique à notre temps et de poser des nouveaux jalons concernant l’apprentissage du code aux plus jeunes, suite logique des programmes gouvernementaux établis précédemment visant à sensibiliser les élèves à l’informatique.

Nous utilisons tous l’informatique quotidiennement (PC, tablettes , Smartphones)

Sans nous en rendre vraiment compte nos habitudes ont véritablement changé. Ne nous souvenons pas d’hier, où, nous pouvions survivre sans téléphone portable. Oui les choses sont allées vraiment vite et l’accès à l’internet depuis un smartphone qui nous semble naturel aujourd’hui répond à un ensemble d’innovations et de recherches qui ont mis en relation des programmeurs et concepteurs des quatre coins du monde.

Tout est devenu facile. Il suffit d’avoir une connexion internet et un PC pour se lancer dans l’aventure. Tous les tutoriels pour apprendre la programmation sont disponibles sur la toile permettant à des autodidactes (parfois très jeunes) de développer leurs idées comme l’exemple de Thomas Suarez faisant une conférence à 12 ans pour expliquer son expérience de programmeur.

Dans les années 60 à l’aube de la révolution informatique, l’historien Lewis Mumford soutenait dans « le mythe de la machine » que les ordinateurs étaient liberticides et allaient détruire les valeurs humanistes. Au début des années 1970 les mentalités changèrent. « L’ordinateur, après avoir été décrié, devenait symbole de libération et d’expression individuelle » écrivait John Markoff.

La jeune génération abordera cette révolution d’une manière ou d’une autre. L’informatique et la programmation sont aujourd’hui devenus des outils incontournables et c’est pourquoi il convient de les proposer de manière structurée et concrète comme l’aurait peut-être proposé Maria Montessori si elle avait vécu aujourd’hui.

Les initiations au code pour les jeunes se multiplient partout dans le monde

Angleterre : Le codage informatique devient obligatoire dès 5 ans à partir du mois de septembre 2014. Cette nouveauté à pour but de sensibiliser les jeunes, de la maternelle au lycée, à la programmation.

Etats-Unis : Deux millions d’élèves vont apprendre à coder. Code.org veut développer l’enseignement gratuit de l’informatique, des écoles élémentaires au lycée.

Estonie : Peuplé seulement de 1,3 millions ce pays (berceau de Skype) enseigne dès 7 ans la programmation.

 « Les jeunes d’aujourd’hui ont une grande expérience et une grande facilité pour interagir avec les nouvelles technologies, mais beaucoup moins pour créer et s’exprimer avec. C’est un peu comme s’ils savaient lire, mais pas écrire avec les nouvelles technologies » déclarait Mitch Resnick, directeur du groupe Lifelong Kindergarten au MIT Media Lab, dans une vidéo TEDx en 2012.

Il ajoute d’ailleurs : « Pour beaucoup de gens, quand ils pensent au code, ils se disent que c’est réservé à une communauté très étroite de personnes ayant cette connaissance. »

Il existe, en réalité, des outils, des méthodes, permettant à tous, et en particulier aux plus jeunes, d’aborder le code sans difficultés. De très nombreuses organisations et sites web (comme par exemple code.org, codeacademy.com) se sont mis en place ces dernières années pour proposer des initiations au code auprès des jeunes. Mitch Resnick a notamment contribué au développement de Scratch, un logiciel de programmation du MIT qui permet aux enfants de facilement créer un objet numérique, comme une histoire ou un jeu, en le programmant simplement à l’aide de « blocs ».
Programmation à l'école Montessori Internationale de Gradignan

Et la France dans tout ça ?

87 % des français considèrent qu’il est important que le codage soit enseigné à l’école.
41 % des personnes interrogées sont favorables à cet enseignement à partir du collège, 24 % dès le primaire.

En France, on est conscient qu’il est important de placer la programmation dans un cursus d’enseignement structuré en commençant par un meilleur usage personnel des nouvelles technologies  : 49 % de ceux qui estiment important d’enseigner la programmation à l’école y voient l’avantage de mieux connaître l’informatique et de faciliter sa vie de tous les jours.

Le gouvernement après des décennies d’atermoiements se lance enfin

Depuis le Plan Informatique pour Tous présenté en 1985 par le gouvernement on n’avait guère vu d’évolution dans ce domaine.

Récemment il a tenté de rattraper son retard en encourageant l’apprentissage de la programmation aux plus jeunes par des initiatives de bénévoles, mais les exemples restent cependant isolés et peu nombreux.

François Hollande estimait en mai 2014 que « le codage sera progressivement généralisé » et qu’il fallait « donner cette impulsion » sachant qu’il faudra « le plus vite possible former les enseignants ».

Une lettre signée par 500 universitaires et intellectuels, ainsi que par les anciens Premiers ministres Michel Rocard et Lionel Jospin, avait été remise début avril 2014 au président de la République, demandant l’enseignement de l’informatique de l’école au lycée.

« On apprend l’anglais, le chinois, il faut apprendre à coder! », lançait en mai dernier la secrétaire d’État au Numérique, Axelle Lemaire et d’ajouter : « Aujourd’hui ce n’est pas dans les programmes, mais j’aimerais par exemple que le temps périscolaire permette ce genre d’ateliers un peu partout en France.[…] C’est une des clés pour que les prochaines générations maîtrisent leur environnement numérique.[…] Apprendre la programmation, permet de dépasser la simple sensibilisation au numérique et de se rendre compte qu’on peut modifier les smartphones qu’on utilise, qu’on peut réaliser des films, qu’on peut créer des jeux. » A la mi-juillet (2014) Benoit Hamon, ministre de l’éducation, a annoncé que dès septembre, il favoriserait « en primaire une initiation au code informatique, de manière facultative et sur le temps périscolaire » et qu’un appel aux associations avait été lancée pour structurer une offre nationale.

Un secteur porteur

Il est à noter que la France a acquis une forte renommée dans le monde dans le secteur de la production de jeux vidéos avec Ubisoft et son dernier blockbuster Watchdog.

En effet il y a un intérêt professionnel : le secteur du numérique est un des secteurs économiques les plus dynamiques… et en manque de personnel qualifié. 35 000 emplois à forte valeur ajoutée y seront créés en 2014 !

FORBES classe les 3 emplois dans le numérique parmi les 10 emplois les plus porteurs en 2013

  • 1er  – Développeur de logiciels
  • 4ème – Analyste de systèmes informatiques
  • 6ème – Administrateur de systèmes et réseaux informatiques

Il semblerait que familiariser les jeunes à ces compétences dès leur plus jeune âge, permettrait leur meilleure insertion professionnelle. Les Français en prennent conscience en plaçant les débouchés et les perspectives en matière d’orientation scolaire en 2e et 3e position des avantages de l’enseignement de la programmation à l’école.

Clément Wehrung, autodidacte, est frappé par la différence d’apprentissage du code entre la France et les Etats-Unis : « Le diplôme de computer science est le diplôme phare de Standford et Berkeley depuis vingt ans. Chez nous, il n’y a aucune école dont le diplôme de programmeur informatique soit réputé. C’est un métier qu’on associe plus aux techniciens qu’aux ingénieurs. »

La France, qui se distingue par la qualité de ses ingénieurs en proposant une exception de compétence,  manque de « codeurs », avec une délocalisation du codage dans les pays émergents, en Inde notamment.

Au fait, pourquoi apprendre la programmation ?

La programmation développe de manière ludique un raisonnement mathématique et scientifique avec beaucoup de sens. Les enfants apprennent, par exemple, à manipuler très jeune des fonctions qui, si elles différent dans leur définition et application par rapport à celles enseignées au collège, apporte une compréhension concrète du concept.

La programmation accroît la capacité de concentration et développe des qualités de créativité tout en développant l’imagination.

La programmation développe la connaissance de la logique algorithmique

L’algorithmique consiste à décrire précisément comment procéder pour résoudre un problème. On l’explique facilement aux enfants en leur donnant un labyrinthe avec un robot qu’il faut aider à sortir. Le robot ne comprenant qu’un langage très primaire nécessite de se limiter aux instructions « avancer« , « tourner à droite« , « tourner à gauche« , etc. On pourra ensuite ajouter des variables, des tests et des boucles qui sont des structures répétitives pour dire par exemple à notre robot, « avancer tant qu’il n’y a pas d’obstacle. » Aurélien Alvarez (université d’Orléans), Thierry Viéville (chercheur à l’Inri) expliquent « qu’avec ces 4 ingrédients (séquence d’instruction, des variables, des tests et des boucles) nous pouvons (faire) exécuter tous les algorithmes du monde. Donc tout ce qui se passe dans un smartphone, une tablette, une télévision numérique, un robot ou un ordinateur se réduit à ces ingrédients (en quantité géante). Cela signifie que nous avons caractérisé ce qu’est l’intelligence mécanique. Sauf bouleversement de la science, aucun système artificiel, aucun robot, ne saura faire autre chose qu’exécuter ces algorithmes. »

Les mathématiques, reconnus pour être un langage universel, trouvent dans la programmation une utilité accrue qui devient un vecteur favorisant et simplifiant la communication pour traverser les barrières culturelles et sociales. D’ailleurs Galilée affirmait que « le livre de la nature est écrit en langage mathématique. »

Même si l’école ne peut plus ignorer l’importance du numérique qui intervient aujourd’hui dans toutes les disciplines, la priorité de l’enseignement doit porter sur les apprentissages fondamentaux (lire, écrire, parler correctement la langue française, compter, calculer, composer et décomposer les nombres en mathématiques ).

Programmation Ecole Montessori Interantional Bordeaux

La programmation à L’école Montessori Internationale de Bordeaux

Une sensibilisation est prévue dès la maternelle  telle que :

  • Connaître un ordinateur, une tablette, un smartphone.
  • Découvrir le Web

Pour les élèves de primaire les notions vues plus haut sont approfondies avec en plus :

  • Naviguer et faire des recherches sur internet
  • Créer et utiliser une boite mail.
  • Ajouter des photos et des vidéos et les envoyer
  • Utiliser des logiciels de base : traitement de texte, de retouche photos…
  • Connaître des réseaux sociaux : les risques et pièges à éviter
  • Initiation à la programmation : logique algorithmique, HTML, CSS, Javascript.

Liens utiles pour apprendre à coder à tout âge :
code.org
codecamdemy.com
le site du zero
developpez.com

2 commentaires pour “La programmation à l’école Montessori Internationale de Bordeaux

  1. Pingback: Rentrée Montessori de janvier 2015 - Montessori International Bordeaux - Gradignan

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